“Le business louche derrière les “dessins originaux” d’anime ?” par Nicolas Delage – pourquoi cette vidéo me dérange
Nicolas Delage a voulu raconter une histoire sur ce qu’il appelle le “business louche” des dessins originaux d’anime. En vingt minutes, il montre surtout autre chose : à quel point il ne connaît pas ce sujet, à quel point ce monde continue d’être mal compris, mal nommé, et surtout vidé de ce qui fait sa valeur réelle.
Sommaire
- Problème N°1 : parler de “dessins originaux” comme si cela voulait encore dire quelque chose
- Problème N°2 : un titre putaclic pour un univers qu’il faut d’abord apprendre à décoder et à comprendre
- Problème N°3 : une vidéo sur les animes qui passe une grande partie de son temps chez Disney
- Problème N°4 : les prix
- Ce que le marché montre vraiment
- Le cas Ghibli : là où la vidéo touche juste, puis s’arrête trop tôt …
- Problème N°5 : le mot “expertise”
- Ce que cette vidéo aurait dû faire
- Conclusion
Le problème n’est pas que Nicolas Delage mente ou ne soit pas bien informé. Au contraire, le problème est bien plus simple : Nicolas traite un monde complexe avec des mots vagues, des catégories mal explicitées et des raccourcis qui donnent au spectateur l’impression d’avoir compris.
Or ce monde ne se résume ni à quelques cellulos, ni à quelques enchères spectaculaires et encore moins à quatre fourchettes de prix jetées à l’écran pour le plaisir. Il engage une chaîne de fabrication, des objets de nature intrinsèquement différente, un vocabulaire bien précis, une mémoire matérielle, et une hiérarchie de pièces que le regard d’un(e) amateur(e) ou d’un(e) généraliste confond presque toujours.
Et c’est précisément là que cette vidéo échoue. Elle prend un sujet difficile, le simplifie trop vite, puis appelle cela une explication. Avec ce type de contenu, le public n’apprend presque rien. Il repart avec des mots flous, une idée vague du marché, et la sensation trompeuse d’avoir approché un univers qu’il n’a, en réalité, fait qu’effleurer.
Pendant ce temps, la vraie valeur de ces objets disparaît : celle de trace et de fabrication. Sans oublier, leur valeur dans l’histoire concrète de l’animation.
Et c’est cela que je veux remettre à sa place dans cet article.

Problème N°1 : parler de “dessins originaux” comme si cela voulait encore dire quelque chose
La vidéo ouvre avec un “dessin original fait à la main tiré de la production d’un épisode de Dragon Ball”, avant de préciser qu’il s’agit “plus précisément” d’un celluloïd. Cela ne fait que quelques secondes mais on a déjà dérapé. J’étais déjà prêt à arrêter la vidéo.
Pourquoi ? Parce qu’un “dessin original d’anime”, en réalité, n’est pas une catégorie précise. Dans la fabrication traditionnelle d’un anime, il faut déjà distinguer plusieurs familles d’objets :
- les genga, qui fixent les poses clés ;
- les douga, qui reprennent, nettoient et complètent ce travail ;
- les cels, qui appartiennent à l’étape peinte sur support transparent ;
- les layouts
- les settei / character sheets
- les storyboards
- les backgrounds
- et enfin toutes les formes d’éditions dérivées produites plus tard pour le marché.
Même les ressources pédagogiques les plus basiques sur l’animation japonaise le rappellent : genga et douga ne sont pas le même type de dessin. Autrement dit : réduire le sujet des “dessins originaux” au seul cellulo, c’est déjà raconter une histoire avec un vocabulaire appauvri.
Et cet appauvrissement n’est pas anodin parce qu’il conditionne tout le reste :
- ce que le public croit rare
- ce qu’il croit “noble”
- ce qu’il croit cher
- et ce qu’il croit authentique
Or, un cel n’est pas automatiquement plus important qu’un douga ou qu’un genga (notamment à mes yeux). C’est l’une des choses que la vidéo n’explique pas, alors que cela aurait dû être le centre du sujet.
Le cel est séduisant parce qu’il ressemble davantage à l’image finale. C’est souvent lui que le grand public comprend le plus vite. Mais cette lisibilité immédiate ne lui donne pas automatiquement une supériorité artistique, documentaire ou historique.
En effet, un genga peut porter une décision de mouvement essentielle.
Un douga, lui, peut montrer une précision de ligne et de fabrication que l’image finale va malheureusement effacer. Un layout peut éclairer la construction même du plan.
Un background peut conserver une atmosphère de scène que la vidéo ne perçoit plus que comme un décor.
De ce fait, la hiérarchie spontanée du marché n’est donc pas toujours la hiérarchie du sens. C’est là qu’un collectionneur sérieux commence à se différencier du simple acheteur amateur.
Il ne se demande pas seulement : est-ce un cel ? Il se demande : quelle est la fonction exacte de cette pièce ? qu’est-ce qu’elle dit du travail de l’animateur ? du studio ? qu’est-ce qu’elle conserve que l’écran a déjà absorbé ou va effacer ?
La vidéo, elle, ne va pas jusque-là. Elle reste au niveau de la reconnaissance visuelle. C’est confortable mais c’est loin d’être suffisant.
Problème N°2 : un titre putaclic pour un univers qu’il faut d’abord apprendre à décoder et à comprendre
“Le business louche”. Le titre est pensé pour le clic. Pour la zone grise du youtubeur qui a besoin d’infos. Qui veut savoir pourquoi c’est louche. Ce titre installe le soupçon, l’intérêt, la curiosité.
Mais la vidéo, elle, montre surtout autre chose : une introduction sur le cellulo, un long détour historique par Disney, des enchères spectaculaires, quelques remarques sur les faux pour finir sur des fourchettes de prix très (trop?) générales quand il s’agit enfin du vrai sujet à savoir l’anime japonais.
Cette vidéo n’est pas une enquête. C’est un récit. Et un récit qui choisit très vite ce qui fonctionne le mieux sur YouTube : la surprise, le scandale, le “regardez comme c’est n’importe quoi”.
Le problème, c’est qu’un sujet comme celui-ci n’a pas besoin d’être dramatisé. Il a besoin d’être expliqué correctement et compris.
Car ce marché est moins louche que mal lu. Ce qui le rend opaque, ce n’est pas seulement la présence de reproductions ou de contrefaçons. C’est l’incapacité de beaucoup de contenus à comprendre puis à poser les bonnes catégories.
Il aurait fallu expliquer, au minimum, la différence entre :
- un matériel réellement utilisé en production
- un objet dérivé d’un matériel de production
- une édition limitée produite pour collectionneurs
- une reproduction décorative ou commerciale
- un vocable qui exploite simplement le mot “original”
Sans cette clarification, on ne fait pas de pédagogie. On fait du blabla. Cette vidéo n’est, ni plus, ni moins que 23 minutes de blabla.
Problème N°3 : une vidéo sur les animes qui passe une grande partie de son temps chez Disney
C’est sans doute la contradiction éditoriale la plus visible lorsqu’on regarde cette vidéo.
En effet, son but principal était, semble-t-il, d’annoncer en quoi la revente des “dessins originaux d’animes” est louche. Mais Nicolas Delage va consacrer la part importante de sa démonstration à Disney, à Christie’s, à Sotheby’s, à Roger Rabbit, à La Petite Sirène, à La Belle et la Bête, puis au système CAPS.
Que Disney soit important dans l’histoire du médium, je ne le conteste pas. Personne ne peut le contester d’ailleurs.
Le système CAPS a bien joué un rôle majeur dans la transition vers une production numérisée : Le site officiel D23 de Disney le définit comme un dispositif permettant d’assembler animation, décors, effets spéciaux et éléments assistés par ordinateur sur la copie finale du film.
Disney rappelle aussi que cette technologie a été récompensée par un Academy Award scientifique et technique en 1992.
Ce passage bien trop long sur Disney produit un effet simple : il remplit beaucoup d’espace tout en laissant de côté le cœur même du sujet.
Parce qu’une vidéo qui veut vraiment expliquer les dessins originaux d’anime aurait dû passer plus de temps sur les pratiques japonaises elles-mêmes :
- la séparation concrète des étapes
- la valeur différente des objets selon leur fonction
- les usages du marché secondaire
- la manière dont les collectionneurs identifient une pièce au-delà de son seul aspect visuel
Au lieu de cela, on obtient surtout une histoire de la flambée symbolique des cels à l’ère post-Disney accompagnée d’une translation rapide vers le Japon.
C’est narrativement efficace pour YouTube. Par contre, ce n’est pas intellectuellement pas très solide.

Problème N°4 : les prix
C’est ici que la vidéo perd finalement vraiment pied (j’ai failli arrêter à nouveau).
En effet, elle affirme qu’un cellulo de Dragon Ball peut valoir entre 200 et 1000 euros, qu’un Détective Conan ou un Sailor Moon tourne autour de 100 à 400 euros, que Pokémon serait à 1500 euros minimum et que pour un film de Miyazaki les prix iraient “de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’euros”.
Présenté comme cela, cela ressemble à une grille de lecture. En réalité, ce n’en est pas une. Parce qu’un prix d’animation art ne dépend pas d’abord du nom de la licence. Il dépend d’un large champ de facteurs à savoir de la scène, du personnage, de la composition, du nombre de personnages visibles, de la présence d’un décor, de l’état matériel, de la provenance, et parfois de la charge émotionnelle ou iconique d’un plan bien précis.
Les ventes publiques récentes suffisent à montrer à quel point ces “prix moyens” sont réducteurs.
En mars 2025, Heritage a vendu un setup Pokémon réunissant Ash, Pikachu, Misty, Brock et Togepi pour 8 100 dollars. Le même mois, Heritage enregistrait aussi un Dragon Ball Z de Goku à 5 520 dollars, tandis que d’autres Dragon Ball Z de la même vente se situaient autour de 750 à 840 dollars.
Sur Sailor Moon, un cel d’opening réunissant Sailor Moon, Mercury et Mars s’est vendu 4 200 dollars, alors que d’autres résultats publics sur la franchise se situent bien plus bas selon les années, les personnages et la qualité du lot.
Donc non : dire “Pokémon c’est 1500 minimum” ou “Dragon Ball c’est 200 à 1000” n’aide pas à comprendre. Au contraire : cela donne simplement une impression de marché. Pas une lecture.
Et c’est précisément le genre d’erreur que l’on commet quand on vulgarise un sujet sans l’avoir assez travaillé ou compris : on remplace l’analyse de l’objet par une fourchette mémorisable.

Ce que le marché montre vraiment
Le marché ne dit pas : “telle licence vaut tant”. Le marché dit : décris-moi exactement l’objet que tu regardes et alors seulement on commencera à vraiment parler de valeur.
C’est ce que je vois tous les jours depuis 25 ans.
Depuis le Covid, les plateformes comme Yahoo! Japan Auctions, Mercari et désormais les maisons d’enchères montrent à la fois des flambées absurdes sur des pièces de qualité et d’intérêt très faibles et, en parallèle, des offres dérisoires faites à des collectionneurs qui possèdent depuis des années des pièces autrement plus qualitatives et fortes.
Ce décalage n’est pas une anomalie : il révèle simplement que beaucoup d’acheteurs achètent encore des noms, des personnages ou des illusions de rareté, pas des objets réellement compris.
On voit aussi des acheteurs qui ne savent pas lire le japonais payer très cher des copies parce que la simple apparence d’un cel, ou la mention “original”, suffit encore à déclencher un réflexe d’achat. Baka !
À partir d’un certain seuil, ce n’est plus un marché de spécialistes. C’est un marché saturé de reconnaissance visuelle. Et c’est exactement pour cela qu’une vidéo comme celle-ci est mauvaise et même dangereuse.
Car elle ajoute du bruit à un domaine qui souffre déjà d’être trop mal nommé.
Le cas Ghibli : là où la vidéo touche juste, puis s’arrête trop tôt …
Il faut être honnête : la vidéo a raison sur un point important. Elle rappelle que Le Voyage de Chihiro n’a pas été animé sur cellulos, et que ce que l’on trouve souvent sur le marché sous cette appellation relève d’éditions limitées ou de reproductions de collection, pas de véritables matériaux de tournage.
C’est juste. Mais ce n’est que le début. Parce que la vraie leçon ne consiste pas seulement à dire : attention, ce n’est pas un vrai cel de production. La vraie leçon de tout ça, c’est de comprendre qu’un objet peut être :
- officiel
- rare
- cher
- beau
- légitime pour un collectionneur
sans pour autant appartenir à la production au sens strict.
Heritage a ainsi vendu en mars 2025 un Spirited Away Haku and Chihiro Limited Edition Cel à 4 800 dollars. Le lot est décrit comme une limited edition cel, pas comme un production cel.
J’ai moi-même acheté des rilezus de Fate/Stay Night à plus de 600€ car ils avaient une valeur émotionnelle et qualitative à mes yeux.
C’est précisément ce genre de distinction que la vidéo aurait dû expliquer avec plus de force, parce qu’elle change entièrement le regard que l’on porte sur l’objet.
Quand on ne fait pas cette différence, on ne clarifie rien. On ne fait qu’ajouter la confusion dans une vidéo au scénario déjà bien affaiblit.

Problème N°5 : le mot “expertise”
Le sujet est complexe. Il est même plus complexe qu’il n’en a l’air. C’est justement pour cela qu’on ne le vulgarise pas correctement en vingt minutes à coups de quelques anecdotes, d’un gros détour par Disney, de quatre prix balancés vite fait et d’un titre qui ne cherche qu’à attirer le chaland.
Le monde de l’animation est bien plus riche que cela. Et surtout, il ne se résume pas sans pertes. Alors quand on essaie de le vulgariser sans réflexion, on finit presque toujours par oublier ce qu’il a de plus précieux : sa profondeur de fabrication.
Cette vidéo souffre précisément de cette réduction. Elle survole un univers de traces, de gestes, de hiérarchies invisibles, de marchés secondaires mal lus, et reconditionne le tout en “business louche”.
Résultat : le spectateur croit avoir compris la situation, alors qu’il n’a reçu qu’une version simplifiée, spectaculaire, et finalement bien trop vide.
Et c’est ce même vide qui est, au fond, le plus gênant.
Vingt minutes pour si peu.
Vingt minutes pour ne presque rien dire des douga, des genga, des layouts, des settei, des storyboards, des backgrounds, des edition cels, des sericels, des rilezus, ni de la hiérarchie réelle des objets.
Vingt minutes pour parler d’“originaux” sans apprendre au public à reconnaître ce qu’il a devant les yeux.
Vingt minutes de vie perdues.
À ce stade, le problème n’est plus seulement la faiblesse de l’information (je l’ai assez souligné).
Parlons d’un angle qu’on oublie bien trop souvent : la matière. Car on ne peut pas parler sérieusement de ces pièces sans parler aussi de leur support. Ce ne sont pas seulement des images. Ce sont aussi des objets anciens, fragiles et même instables.
Les Archives nationales américaines rappellent que le cellulose acetate peut subir une dégradation acide connue sous le nom de vinegar syndrome, avec émission d’odeur vinaigrée, et que des conditions de conservation fraîches et sèches sont essentielles pour ralentir le processus.
Pourquoi cela compte ? Parce qu’un original d’animation n’est pas seulement un produit de revente ou un souvenir à encadrer dans son salon (ou son couloir …). C’est avant tout un fragment matériel d’histoire visuelle.
Et c’est ici que la vraie valeur de ces objets réapparaît. Pas seulement dans le prix. Dans la trace. La trace d’une fabrication, d’un geste. La trace d’un état intermédiaire de l’image, avant qu’elle ne soit absorbée par le film, puis par la mémoire du spectateur.
Je tiens à souligner que j’ai préféré les images qui agrémentent cette vidéo à la diatribe de son créateur car elles y avaient, pour la plupart, une bonne place et apportaient, enfin, un peu d’intérêt.
Dès lors qu’une vidéo réduit cet univers à une économie de la revente, elle rabaisse ce qu’elle prétend dévoiler.

Ce que cette vidéo aurait dû faire
Premièrement, elle aurait dû être plus modeste et, de ce fait, plus utile.
Pour moi, elle aurait dû :
- nommer clairement les catégories d’objets
- expliquer pourquoi un cel n’épuise pas le sujet
- montrer que toutes les pièces “chères” ne sont pas des pièces de production
- démonter les prix par cas réels plutôt que par licences
- rappeler que l’authenticité ne se réduit jamais à une apparence
- replacer ces objets dans une logique de patrimoine, pas seulement de marché
À la place, elle choisit le titre. Puis elle choisit le rythme. Après quoi elle enchaîne avec le choc. Mais sur un sujet comme celui-ci, le choc est rarement ce qui manque.
Ce qui manque, c’est la non seulement la connaissance mais aussi la précision.
Conclusion
La vidéo de Nicolas Delage n’est pas scandaleuse parce qu’elle n’est pas entièrement fausse. Cependant, elle est gênante pour bien pire que ça.
Elle prend un monde complexe, le simplifie, se vante d’une pseudo expertise, et le livre au public sous un titre racoleur qui promet un dévoilement alors qu’il ne fournit ni vraie taxonomie, ni vraie méthode et encore moins une vraie densité.
Le sujet méritait mieux. Il méritait qu’on explique enfin que tous les “dessins originaux” ne se valent pas, ne se ressemblent pas, et ne racontent pas la même chose.
Je voulais qu’on rappelle qu’un cel n’est pas automatiquement plus noble qu’un genga ou qu’un douga ou bien qu’on montre que les prix ne sont pas le plus intéressant dans tout ça.
Il se devait d’expliquer plutôt que de vendre.
Alors avant de faire une vidéo explicative sur un sujet comme celui-ci, il faut vraiment travailler le terrain, les objets, les mots et éviter les écarts ou les raccourcis.
Et surtout éviter les titres putaclics quand on n’effleure à peine du bout du doigt ce que l’on prétend révéler.
Parce qu’à la fin, le vrai enjeu n’est pas de savoir si le marché est “louche” : c’est de savoir ce que l’on regarde vraiment.
Et sur ce point, je n’ai pas besoin de faire une vidéo. Seulement de remettre les choses à leur place.

Petite anecdote : j’ai partagé mon lien avec Nicolas Delage sur Youtube et laissé 2/3 commentaires pour expliquer mon point de vue suite à des messages hors sujet. Résultat : me voilà interdit de commenter les vidéos de Nicolas. Bloquer quelqu’un après une critique argumentée, ça valide assez bien la superficialité du traitement.
Article réalisé par imacollector® — archive éditoriale dédiée à la mémoire et à l’héritage de la pop culture japonaise.
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