Carte Mémoire : Tales of Destiny (PS1 / Namco) – 1997
Paru en 1997 au Japon et en 1998 en Amérique du Nord, Tales of Destiny est le premier jeu de la série Tales à sortir officiellement hors du Japon. Développé par Wolf Team et édité par Namco, il pose les bases du succès mondial de la franchise avec son système de combat dynamique en temps réel (LMBS), ses personnages plus qu’attachants et ses cinématiques animées par le prestigieux studio Production I.G. Un jeu que j’ai eu du mal à me procurer et qui fait partie de ma collection seulement depuis 2025.
Sommaire
Présentation générale
Tales of Destiny est le deuxième jeu principal de la série Tales of, développé par Wolf Team et édité par Namco
- En version japonaise, il est sorti le 23 décembre 1997 pour PlayStation.
- En Amérique du Nord, la version anglaise est parue le 30 septembre 1998.
- C’est le premier Tales of à être officiellement localisé en anglais.

Le jeu
On ne trouve pas de version collector PS1 : les versions collector ont surtout été mises en vente dans les remakes pour PS2.
Contenu du jeu PS1 :
- une aventure solo (avec des personnages rencontrés en chemin) dans un univers fantasy, avec Stahn comme protagoniste.
- des vidéos d’intro/outro réalisées par Production I.G, avec une introduction animée de qualité
- deux compositeurs de renom : Motoi Sakuraba et Shinji Tamura pour la bande son.
Autres versions :
En 2006, Tales of Destiny est refait sur PS2, avec graphismes améliorés, sprites redessinés, puis une version Director’s Cut sortie en janvier 2008.
La version Director’s Cut japonaise a eu une “Premium Box” qui contient :
- le jeu lui-même
- un livret d’illustrations (≈ 128 pages) avec du nouvel artwork de Mutsumi Inomata
- la bande-son originale dédiée à cette version
- un package spécial avec une jaquette externe différente.
Le système de jeu
- Tales of Destiny utilise le système de combat Linear Motion Battle System (LMBS), version améliorée (“E-LMBS”) par rapport à Tales of Phantasia
- les combats se déroulent en temps réel sur un plan 2D : personnages et ennemis bougent, attaquent, lancent sorts, etc. Le joueur contrôle un personnage à la fois mais peut donner des ordres (spells, attaques spéciales) aux alliés.
- le jeu combine exploration sur carte, donjons, quêtes principales, souvent quelques énigmes et dialogues.
- Durée de vie : autour de 20-25 heures selon rythme / quêtes annexes. Certains segments peuvent ralentir le rythme …
Forces et limites
Forces
- une ambiance narrative très forte : on découvre des personnages avec une réelle personnalité et un développement qui se fait tout au long de l’histoire.
- un système de combat dynamique pour l’époque : nous avons droit à un bon mélange entre action et stratégie, plus vivant que des RPG purement tour par tour.
- une esthétique et un style visuel très solides : les sprites, les cinématiques animées, la direction artistique de Inomata. Ce jeu avait tout pour plaire.
- des musiques de qualité créées par des compositeurs respectés dans le milieu du JRPG.
Limites
- des graphismes un peu datés selon les critères modernes : certains décors ou la carte du monde manquent de finesse mais le jeu garde, à mes yeux, une qualité et un charme indéniable malgré les années.
- un pacing inégal : certaines séquences qui peuvent sembler longues, avec des dialogues un peu à rallonge (cela m’indiffère mais je sais que certains joueurs ont du mal avec ça). Sans oublier des donjons parfois un monotones même si on a déjà vu bien pire.
- une difficulté modérée voir trop facile : beaucoup de combats sont simples si on maîtrise un minimum le système. Pour les joueurs à la recherche d’un vrai challenge, cela peut être insuffisant.
- petits défauts de traductions : certaines concessions ont été faîtes dans la traduction amenant, parfois, à des dialogues ou éléments japonais trop édulcorés.
Pourquoi y jouer ?
À l’époque
- C’était l’un des rares RPG de qualité sur PlayStation, traduit en anglais. Pour les fans, c’était énorme : un Tales of hors du Japon, on ne s’en rend pas toujours compte mais c’était loin d’être quelque chose d’habituel
- Le mélange action / aventure / personnages attachants était une bouffée d’air frais dans les titres occidentaux de l’époque. Dommage qu’on ait pas eu droit à une version française.
- L’animation Production I.G et les musiques donnaient un cachet premium pour un jeu PS1.
Maintenant
- pour les nostalgiques (comme moi) : revivre un classique qui a contribué à rendre la série Tales populaire dans le monde.
- Pour les curieux du JRPG “old school” : le jeu donne une bonne idée de ce que les RPG d’action étaient avant les standards actuels.
- Pour collectionner ou compléter une collection Tales : les versions PS1, les remakes, la Director’s Cut, les éditions Premium Box au Japon sont toutes intéressantes. Les patches de fans comme Tales of Destiny Reforged qui corrigent certains défauts de localisation ou bugs, ça rend l’expérience encore meilleure pour les collectionneurs modernes.
Mon avis perso
Tales of Destiny reste un pilier du genre pour ceux qui aiment les RPGs d’action vintage. Ce n’est peut-être pas le plus grand RPG jamais créé, mais il offre une aventure solide, une belle direction artistique, et une bande-son immersive. Si tu acceptes les limites techniques d’une PS1, tu y pourras te laisser happer par l’univers et trouver du plaisir à découvrir ce jeu qui vaut le détour.
Article réalisé par imacollector® — archive éditoriale dédiée à la mémoire et à l’héritage de la pop culture japonaise.
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